Avant de commencer : ce qui fait marcher l'IA (ou pas)
Une IA n'est pas plus fiable que les données qu'on lui donne. Dans notre métier, cela veut dire trois choses :
- Des catalogues fournisseurs à jour, réunis dans un seul référentiel.
- Vos règles de prix écrites : paliers, marquage, frais techniques, marge.
- Une validation humaine avant tout ce qui part chez un client ou un fournisseur.
Sans ces trois conditions, une IA généraliste invente : un prix plausible, un délai rassurant, un stock qui n'existe pas. C'est le principal risque, et il se gère.
1. Trier les demandes entrantes
Une demande arrive par e-mail, formulaire ou téléphone. L'IA lit le message, en extrait les éléments utiles — produit recherché, quantité, marquage, date de livraison, budget —, repère ce qui manque et l'assigne au bon commercial.
Ce que vous gagnez : plus aucune demande oubliée dans une boîte partagée, et une réponse préparée avant même que le commercial ouvre le dossier.
Attention : une demande floue (« quelque chose de sympa pour un salon ») reste floue. L'IA peut proposer les bonnes questions à poser, pas deviner la réponse.
2. Chercher le bon produit dans tous vos catalogues
C'est l'usage qui fait gagner le plus de temps. Au lieu d'ouvrir sept catalogues, vous décrivez le besoin en langage courant : « une gourde isotherme autour de 8 €, 250 pièces, marquage une couleur, livrable mi-mars ».
L'IA cherche dans toutes vos sources à la fois et ne garde que ce qui est compatible : minimum de commande, technique de marquage possible, délai. Elle peut ensuite classer par marge réelle plutôt que par prix d'achat.
Condition : vos catalogues doivent être réunis dans un seul référentiel. Une IA ne cherche pas efficacement dans des PDF dispersés.
Voir comment vos sources sont réunies →
3. Chiffrer le marquage sans tableur
Le prix d'un objet publicitaire n'est pas un prix catalogue. Il combine le prix d'achat au bon palier, la technique de marquage, le nombre de couleurs, la taille de la zone, les frais techniques ou de calage, le port et votre marge.
Ce calcul, l'IA ne doit pas l'improviser : elle doit appliquer vos grilles. Bien fait, il passe de vingt minutes à quelques secondes, et il est le même pour tous vos commerciaux.
Voir comment Elio chiffre un devis →
4. Rédiger des fiches produit qui ne sont qu'à vous
Les fiches fournisseur sont publiées telles quelles par des centaines de sites. Pour Google, ce sont des copies : il n'a aucune raison de vous mettre en avant.
L'IA réécrit chaque fiche dans votre ton, dans les langues de vos marchés, en gardant les caractéristiques exactes. Elle peut aussi produire des catalogues sur mesure par secteur client : écoles, santé, industrie, collectivités.
Voir l'e-shop et les catalogues →
5. Montrer le logo du client sur le produit
Un client qui voit son logo sur le produit se décide plus vite. L'IA peut poser le logo sur l'image du produit pour accompagner l'offre.
Ce n'est ni un fichier d'impression ni un BAT : c'est un visuel de présentation. La création graphique et les fichiers techniques restent votre métier, ou celui de votre graphiste.
6. Relancer et contrôler sans y penser
Après l'envoi, l'IA suit les devis sans réponse et prépare les relances selon vos règles. Après la commande, elle compare la facture fournisseur au bon de commande et signale les écarts avant paiement.
Lire le guide des relances de devis →
Lire le guide du contrôle des factures →
Ce que l'IA ne fait pas (et ne doit pas faire)
- Inventer un prix, un stock ou un délai quand l'information manque. Elle doit le signaler.
- Envoyer un devis ou payer une facture sans validation humaine.
- Remplacer le conseil : choisir le bon objet pour une marque, c'est votre métier.
- Négocier avec vos fournisseurs à votre place.
- Créer votre identité graphique ou vos fichiers d'impression.
Par où commencer
Commencez par l'usage qui vous coûte le plus de temps. Pour la plupart des distributeurs, c'est la recherche produit et le chiffrage : c'est là que partent les vingt à quarante minutes de chaque devis. Le reste se branche ensuite.